Julien MARCLAND | Invité du Stand N° 226 du marché de la poésie le 9 juin à 18h30 et 12 juin à 11h des éditions « Les Lieux-Dits » pour « Sedj » (poésie, verre de l’amitié et signature) et des éditions « Unicité » pour « Un jour neuf » (récit, signature) le 9 juin à 17h stand 607.
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Invité du Stand N° 226 du marché de la poésie le 9 juin à 18h30 et 12 juin à 11h des éditions « Les Lieux-Dits » pour « Sedj » (poésie, verre de l’amitié et signature) et des éditions « Unicité » pour « Un jour neuf » (récit, signature) le 9 juin à 17h stand 607.

  |   happenings et performances poétiques, Non classé, Poème du mois, Publications

« Sedj », au nom volontairement énigmatique qui fait référence à une sorte de « charme » celtique, se situe en droite ligne d’un travail d’une vingtaine d’années entreprit sur les contraintes (classiques et modernes, oulipiennes, la morale élémentaire ou la sextine par ex, haïkuesques, mathématiques, architecturales, musicales – cf le bâti de la pièce Seule pour Heptaméron seule, etc). J’y explore notamment des métriques impaires (9, 7, 11), des césures bancales, des vers blancs non rimés où alternent cependant les sons féminins et masculins, mais aussi des poèmes pluri-vocaux plus abstraits et potentiellement palindromiques (lisibles dans les deux sens), toute une exploration de formes, souvent existantes mais transformées, développées, réinventées à ma façon, avec des variantes précises. 
La question de la forme étant pour moi la plus décisive en poésie ; le contenu, ou le « fond », me semblant, lui, toujours disponible et comme à portée, ma langue faisant feu de tout bois, l’originalité ou la singularité étant choses plus rares à trouver ; je n’ai cependant ici, contrairement à mon dernier recueil « Beaux présents dorés » (paru chez Christophe Chomant), pas voulu faire apparaître les « échafaudages », ni m’embarrasser d’explications sur ma cuisine personnelle, à destination du lecteur, mais j’ai juste laissé quelques indices, parfois en préambule des textes.*
En-deçà de sa dimension à la fois ludique et savante, Sedj est aussi plus simplement un recueil de « confinement ». Bien que certains de ces textes soient antérieurs au printemps dernier, l’essentiel de ces poèmes ont été composés entre février et juin 2020, le matin, à la fenêtre d’une maison de campagne dans le Loiret. La nature mi sauvageonne-mi domestiquée en constitue donc le thème principal avec le regard lui-même et la lumière.
 
Ce travail formel, sur la relation poésie, musique (mathématique) et architecture est au coeur de ma démarche et l’expression de méthodes de travail que j’ai mis des années à mettre au point, puis à transmettre, j’en continuerai l’exploration – dans et – après ce recueil.
Un récit très personnel proche du chant, poétique et tragique, à la mémoire d’un ami d’enfance mort trop tôt, entre souvenir et fiction.